Mon escapade gourmande chez Fouquet à Paris

Publié le par Jocelyne de Amorin

Mon escapade gourmande chez Fouquet à Paris

Je suis une grande gourmande, plutôt bec sucré… Alors, quand un bureau de presse m’a proposé de faire une visite de la maison Fouquet à Paris, j’ai sauté sur l’occasion. Suivez-moi pour découvrir cette maison labellisée « Entreprise inscrite au patrimoine Gastronomique » !

Préambule :

Maison Fouquet ? Je ne connaissais pas… et pourtant !

A ma décharge, pour mon job, je suis plutôt intéressée par les produits de grande consommation. De ce fait, quand des Maisons parisiennes me convient à l’inauguration de leurs boutiques, je n’y cours pas forcément. Pire, je les snobe un peu (mais gentiment) car je sais que la majeure partie du lectorat du magazine pour lequel je travaille, n’est pas parisienne. Donc, pas de relais possible niveau rédactionnel… Oui, mais quand c’est l’histoire d’une maison existante depuis 1852, Il faut savoir se bouger ! Visite guidée…

Histoire de la Maison Fouquet

C’est en 1852 que Louis Fouquet, confiturier, installe sa boutique au cœur de Paris (36 Rue Laffitte). Mais dans les années 1900, la Maison est à céder. Elle est rachetée par les Chambeau-Mimard, confituriers eux aussi et cousins de Louis. La reprise du flambeau marque le début d’une aventure familiale ! A leur métier de confiturier, ils décident d’ajouter celui de confiseur. Sous la direction du fils, Alfred Chambeau, la Maison connaît alors un véritable succès. La gamme de gourmandises proposée s’étoffe et une nouvelle boutique ouvre ses portes (22 rue François 1er). Au fil du temps, la réputation de Fouquet ne se dément pas. Dans les années 60, Monique Chambeau, (appelée Melle Fouquet) la fille d’Alfred perpétue la tradition familiale et propose en plus de la confiserie, de l’épicerie fine. Avec l’arrivée de Christophe Chambeau (petit-fils d’Alfred et neveu de Monique), un souffle de renouveau s’installe dans ce haut lieu de la gourmandise parisienne. C’est au cœur des années 80, que ce dernier, dans le respect de la tradition artisanale, modernise la fabrication, agrandit les laboratoires et étoffe la gamme de chocolats. Après 40 ans de bons et loyaux services, en 2004, il laisse la direction de la maison Fouquet à ses enfants. L’aventure familiale continue avec la cinquième génération et c’est aujourd’hui, Catherine Vaz et Frédéric Chambeau qui sont aux commandes !

1. La Maison Fouquet (boutique rue François 1er) en 1920 - 2. Monique Chambeau appelée Melle Fouquet - 3. Christophe Chambeau - 4. La cinquième génération représentée par Catherine Vaz et Frédéric Chambeau1. La Maison Fouquet (boutique rue François 1er) en 1920 - 2. Monique Chambeau appelée Melle Fouquet - 3. Christophe Chambeau - 4. La cinquième génération représentée par Catherine Vaz et Frédéric Chambeau
1. La Maison Fouquet (boutique rue François 1er) en 1920 - 2. Monique Chambeau appelée Melle Fouquet - 3. Christophe Chambeau - 4. La cinquième génération représentée par Catherine Vaz et Frédéric Chambeau1. La Maison Fouquet (boutique rue François 1er) en 1920 - 2. Monique Chambeau appelée Melle Fouquet - 3. Christophe Chambeau - 4. La cinquième génération représentée par Catherine Vaz et Frédéric Chambeau

1. La Maison Fouquet (boutique rue François 1er) en 1920 - 2. Monique Chambeau appelée Melle Fouquet - 3. Christophe Chambeau - 4. La cinquième génération représentée par Catherine Vaz et Frédéric Chambeau

L’écureuil emblème de la Maison Fouquet

La raison de cet emblème est très simple ! Tout comme Nicolas Fouquet, surintendant (malheureux) des finances sous Louis XIV, la maison Fouquet a pris l’écureuil pour emblème, car en vieux français le mot « foucquet » désigne un petit écureuil roux ! Lors de la rénovation de la boutique (rue Laffitte), une scénette en toile de Jouy avec l’écureuil a été réalisée. Pour l’apercevoir, il suffit juste de lever la tête et contempler cette dédicace humoristique.

Mise en lumière du petit "foucquet" !
Mise en lumière du petit "foucquet" !

Mise en lumière du petit "foucquet" !

Visite au cœur de la gourmandise… Rue Laffitte

Lorsque je passe la porte de cette boutique somptueuse, où les boiseries fricotent avec des carreaux de ciment, mes sens, visuel et olfactif sont en émoi. Baignée dans une ambiance cacaotée des plus régressives, je ne sais plus où poser mes yeux… A gauche de l’entrée, les étagères vintages, chargées de douceurs en tout genre (caramels, chocolats, marrons glacés, pâtes de fruit, nougats, calissons…) font face à celles accueillant une large gamme d’épicerie fine (confitures, miels, thés, moutardes, sels…). Au centre de la boutique, se trouve un large présentoir vitré et au fond un grand comptoir réalisé dans un beau bois blond. Pas de doute, le décor est planté pour ce temple de la gourmandise.

La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !
La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !
La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !

La Maison Fouquet, un repère pour les gourmands exigeants !

Catherine Vaz (l’arrière petite fille d’Alfred) me propose de goûter un chocolat. Noir, lait, ganache, praliné ? Mon choix s’arrête sur un chocolat praliné de haute volée. Fraîchement réalisé, je croque religieusement dans une coque fine et délicate et découvre avec délectation un cœur praliné des plus fins. Aaaah les noisettes du Piémont… C’est simple, en une bouchée, je suis sous le charme…

On passe à l’arrière boutique, où je vois une employée, au large sourire, qui s’affère des petits papiers à la main. Je m’émerveille… Avec une dextérité inouïe, elle enveloppe un à un des caramels.

Les papilles en alerte, la visite des deux laboratoires séparés par la cour de l’immeuble se poursuit. Dans l’atelier du fond, c’est l’heure de la fabrication de fondants à la menthe, les bonbons les plus anciens de la Maison Fouquet ! Dans cette atmosphère mentholée, une petite équipe de confiseurs, coulent à l’entonnoir ces bonbons à l’ancienne. Dans une pièce jouxtant le laboratoire, je découvre des bassines de cuivre « tout est préparé dans ces bassines » me précise Catherine. J’immortalise le duo d’objets et mes yeux sont attirés par des « fruits cristal » (écorces confites roulées dans le sucre) qui sèchent en attendant un éventuel enrobage chocolat. A côté des fondants, sont préparés les fameux « Salvators » ! Ces gourmandises dont je ne soupçonnais pas l’existence, sont des caramels mous enrobés de caramel dur. Comme hypnotisée, je contemple, la jeune femme qui trempe à la broche le caramel mou dans un caramel dur. C’est magique, on dirait une gourmandise prise sous la glace, brillante. Catherine m’invite à goûter, je ne me fais pas prier, et c’est divin. Je prends en photo la grande plaque de caramel qui sera découpée à la main pour faire ses incroyables bonbons croquants…

1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel
1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel
1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel

1&2. Les fondants - 3. Bassines en cuivre - 4. Fruits Cristal - 5. Salvators - 6. Plaque de caramel

On revient dans l’atelier contigu à la boutique, et là c’est l’odeur du chocolat qui m’enivre. On est justement en train d’enrober les fondants qui sont fabriqués dans l’autre laboratoire. C’est mieux que chez Willy Wonka de Charlie et la Chocolaterie ! Les fondants, posés sur un tapis, passent sous une pluie incessante de chocolat. Ils ressortent anoblis par une coque brillante et délicate…

Enrobage des fondants...
Enrobage des fondants...

Enrobage des fondants...

La fin de la visite s’achève… Je reviens dans la boutique parcourant des yeux, une dernière fois, tous les produits proposés. Émerveillée et ravie, je quitte ce beau lieu de la gourmandise française, avec en prime, quelques douceurs dans un sac à l’écureuil !

Mon escapade gourmande chez Fouquet à Paris

C’est sûr, je reviendrai… Ou je commanderai via leur site www.fouquet.fr ces douceurs qui m’ont tant fait chavirer !

Je tiens à remercier vivement Catherine Vaz pour son accueil chaleureux, ses explications passionnées et surtout sa simplicité. Merci également à Julie (leur gentille attachée de presse) qui m’a permis cette escapade gourmande !

Photos : © Jda & La Maison Fouquet (Photo Famille Chambeau-Mimard & Vaz)

Une gamme très large !
Une gamme très large !
Une gamme très large !

Une gamme très large !

Publié dans Conso

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